dp
DP Travaux
Déclaration préalable
Se connecterCommencer
Règles

Emprise au sol et surface de plancher : calculer pour choisir la bonne formalité

Mis à jour le · 3 min de lecture · Par la rédaction DP Travaux

L’emprise au sol est la projection verticale du volume de la construction, débords compris (art. R. 420-1). La surface de plancher est la somme des surfaces closes et couvertes de plus de 1,80 m de hauteur, mesurées à l’intérieur des murs (art. R. 111-22). Pour savoir si un projet relève de la déclaration préalable ou du permis, on calcule les deux et on retient la plus élevée.

Abri de jardin en bois installé au fond d’un jardin fleuri
Abri de jardin en bois installé au fond d’un jardin fleuri. Photo : Marianne Casamance, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (recadrée).

Deux surfaces, deux logiques

L’emprise au sol mesure l’occupation du terrain. Elle correspond à la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus — à l’exception des éléments de modénature (bandeaux, corniches) et des débords de toiture qui ne sont pas soutenus par des poteaux. Un auvent sur poteaux, un carport ou une terrasse surélevée créent donc de l’emprise au sol.

La surface de plancher mesure l’espace utilisable. C’est la somme des surfaces de chaque niveau clos et couvert, calculée au nu intérieur des façades, dont on déduit notamment les embrasures, les trémies d’escalier, les parties de hauteur inférieure ou égale à 1,80 m, et les surfaces de stationnement.

Les seuils qui changent la formalité

Surface créée (la plus élevée des deux)Formalité
≤ 5 m²Aucune (hors secteur protégé)
> 5 m² et ≤ 20 m²Déclaration préalable
> 20 m² et ≤ 40 m², extension en zone U d’un PLUDéclaration préalable, sauf si la surface totale dépasse 150 m²
> 20 m² pour une construction indépendante ou une extension hors zone U ; > 40 m² pour une extension en zone UPermis de construire

Le seuil de 150 m² est un piège classique : une extension de 30 m² sur une maison de 130 m² porte la surface de plancher totale à 160 m², ce qui impose un permis de construire et le recours à un architecte (art. R. 431-2).

Exemples de calcul

  • Abri de jardin de 4 × 3 m, débord de toit de 30 cm sans poteau : emprise 12 m², surface de plancher ≈ 11 m² (murs déduits). Déclaration préalable. Voir le guide abri de jardin.
  • Carport de 6 × 3,5 m sur poteaux : emprise 21 m², surface de plancher 0 m² (ni clos ni destiné à autre chose qu’au stationnement). L’emprise dépasse 20 m² : permis de construire, y compris en zone U, car le seuil de 40 m² ne vaut que pour les extensions accolées à un bâtiment existant.
  • Véranda de 18 m² accolée à la maison : emprise et surface de plancher proches de 18 m². Déclaration préalable, à condition que la surface totale reste sous 150 m² si l’on s’approche des seuils d’extension.
  • Piscine de 8 × 4 m : on raisonne sur la surface du bassin, 32 m², soit une déclaration préalable (entre 10 et 100 m²). Voir le guide piscine.

L’emprise au sol dans le PLU

Indépendamment de la formalité, le PLU peut plafonner l’emprise au sol totale des constructions sur la parcelle, souvent exprimée en pourcentage de la surface du terrain. Un abri de 15 m² peut ainsi relever d’une simple déclaration et être refusé parce que l’emprise cumulée dépasse le maximum de la zone. Le calcul se fait toujours existant + projet.

Le plan de masse doit permettre ce calcul : faites-y figurer l’emprise de chaque construction. Voir réaliser le plan de masse.

Et la taxe d’aménagement ?

La taxe d’aménagement ne repose ni sur l’emprise ni exactement sur la surface de plancher, mais sur la surface taxable : surfaces closes et couvertes de plus de 1,80 m de hauteur, mesurées au nu intérieur des façades, sans les autres déductions de la surface de plancher. Un abri de jardin fermé de plus de 5 m² y est soumis ; un carport ouvert ne l’est pas. Les piscines sont taxées au mètre carré de bassin.

Information générale. Les seuils cités sont ceux du Code de l’urbanisme ; les règles de hauteur, d’implantation, de teinte et de matériaux dépendent du PLU de votre commune et, en secteur protégé, de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. Cette page ne remplace pas une consultation du service urbanisme de votre mairie.

Questions fréquentes

Une terrasse crée-t-elle de l’emprise au sol ?

Une terrasse de plain-pied, au niveau du terrain naturel, ne crée pas d’emprise au sol. Une terrasse surélevée, sur pilotis ou sur un soubassement, en crée.

Les murs comptent-ils dans la surface de plancher ?

Non. La surface de plancher se mesure au nu intérieur des façades : l’épaisseur des murs extérieurs est exclue, ce qui explique qu’elle soit inférieure à l’emprise au sol.

Un abri de 20 m² exactement relève-t-il de la déclaration préalable ?

Oui. Le seuil de la déclaration préalable est « inférieur ou égal à 20 m² ». Au-delà, même de quelques décimètres carrés, un permis de construire est nécessaire hors extension en zone urbaine.

Un débord de toit compte-t-il dans l’emprise au sol ?

Pas s’il est en simple porte-à-faux. Il compte dès qu’il est soutenu par des poteaux ou des consoles formant un auvent.

Votre dossier de déclaration préalable, prêt à déposer

Cerfa pré-rempli, plans DP1 à DP8, notice et insertion, vérifiés contre le PLU de votre parcelle avant le dépôt.

Guides par type de travaux

Déclaration préalable : abri de jardinDéclaration préalable : extension de maisonDéclaration préalable : piscine

À lire aussi

Ancien plan cadastral de Nice montrant les limites des parcellesPlan de masse (DP2) : comment le réaliser pour qu’il soit acceptéVue aérienne d’un lotissement de maisons individuelles en FranceDéclaration préalable de travaux : le guide complet, étape par étapeVue aérienne d’un quartier résidentiel en construction à Lanester, en BretagneComment lire le PLU de sa commune avant une déclaration préalable